Ce projet est une manière d’aller au-delà des idées reçues. Sous forme d’un documentaire composé des différentes étapes du projet, de témoignages, d’images de la préparation et de la descente en elle-même, il sera un support pédagogique qui servira :

  • Au niveau des structures spécialisées

Démontrer aux personnes en situation de handicap que tout est accessible et pas forcément réservé à une élite sportive. A chacun son challenge !

  • Au niveau des écoles, des collèges et lycées

Faire changer les regards, prouver aux élèves en situation de handicap que c’est possible et enfin inciter la mixité entre élèves handicapés et valides à la pratique sportive.

  • Au niveau du milieu professionnel

Prouver qu’une personne lambda en situation de handicap peut monter un projet, le suivre, le réaliser tout en étant en relation avec des professionnels.

Impossible

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Prouver à soi-même qu’on peut réaliser l’irréalisable

C’est avant tout une première internationale, une aventure, comme pour le saut en élastique en fauteuil, la course de 24h, celle de 72h… Tous ces projets étaient un défi personnel, la volonté de toujours monter d’un cran, de mener des actions toujours plus originales et plus improbables. La plupart des choses irréalisables dans le monde ont été réalisées par des individus qui ont continué à essayer quand il semblait n’ y avoir aucun espoir de réussite.

Lutter contre les stigmatisations dans le milieu professionnel

Dans la thématique du handicap, deux principes « s’entrechoquent » ; le handicap acquis et l’inné.

Si le handicap acquis bénéficie de l’idée, du principe que c’est accidentel et que les individus sont des anciens valides, ce n’est pas le cas pour l’inné.

Pour celui-ci les idées reçues vont bon train, et la stigmatisation prend tout son sens (référence : Les porteurs de stigmates, de Stéphane HEAS, dans lequel apparaît d’ailleurs mon témoignage).

Ce projet a donc pour but de démontrer qu’il n’y a pas de différence entre valide, handicapé acquis ou inné. Chacun de nous vit pour des objectifs, des rêves et des challenges.

En partant de ce principe, nous nous servirons de ce défi pour aller à la rencontre du monde de l’entreprise et leur démontrer qu’une personne porteuse d’un handicap a tout à fait sa place dans le monde professionnel et que ses capacités sont largement au-dessus des idées reçues.

L’idée dans ce support est d’illustrer le potentiel, les capacités qu’une personne en situation de handicap peut déployer afin de parvenir à atteindre un objectif donné.

Souvent pour lutter contre les stigmatisations les entreprises ou associations font appel à des personnes qui ne sont pas forcément représentatives du monde du handicap. La forte proportion de demandeurs d’emploi de ce public en témoigne. Pourtant les campagnes de sensibilisation se multiplient.

La différence avec le projet Etna est que c’est une personne en situation de handicap, qui crée un projet, le planifie, le gère et le coordonne pour aboutir à une performance. Ce qui est demandé en entreprise.

Sensibiliser les enfants hospitalisés et être leur ambassadeur

J’ai passé de nombreuses années à l’hôpital, j’ai 39 ans civilement et mis bout à bout je dois avoir 20 ans d’hôpital. Derrière chaque séjour c’était toujours le même scénario : retrouver la forme, récupérer le retard scolaire, se mettre à jour du travail demandé, rééduquer ses membres, faire le deuil de certaines motricités. A chaque fois un challenge personnel, plus lié à la vie qu’à l’envie.

Par ce projet je cherche à montrer aux enfants qu’il faut mettre à profit chaque période où nous ne sommes pas à l’hôpital, vivre ses envies et ses rêves même dans l’ombre.

Il existe une association, REVES, qui permet à ces enfants de vivre un rêve (rencontrer des personnalités, conduire une Ferrari, etc). L’idée de ce projet est de mettre l’enfant au cœur de ses rêves et qu’il devienne l’acteur de ses envies.

Ce que j’ai pu réaliser, ils peuvent le faire.

Inciter les jeunes à pratiquer les sports de l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire)

Je suis un enfant de l’UNSS, avec ma mère nous nous sommes battus pour que je puisse pratiquer le volley ball à l’Association Sportive du collège. Cette pratique « inclusive » en milieu scolaire m’a offert la possibilité de faire du sport avec mes camarades bien qu’étant dispensé « forcé » en EPS.

A l’époque, la prise en compte des élèves en situation de handicap n’était pas légiférée, il fallait se débrouiller et convaincre.

Aujourd’hui grâce à la culture sportive que m’a apportée l’UNSS, je veux témoigner de cette richesse qu’a pu me donner cette mixité et pouvoir inciter les élèves à en bénéficier.

C’est pour cette raison que j’ai toujours répondu aux sollicitations de cette fédération scolaire et que j’en suis devenu le référent technique handicap au sein de l’académie de Grenoble.

Malgré un gros travail effectué ces dernières années sur l’insertion des élèves en situation de handicap dans les activités UNSS, il reste encore des freins, des réticences (provenant des fédérations spécifiques, des élèves en situation de handicap eux même, etc).

L’objet du support sera d’apporter les éléments, les intérêts du sport UNSS pour un élève en situation de handicap. Mais également la richesse d’une mixité, d’un partenariat entre les différentes fédérations.

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